Courir, courir, courir ...ne penser à rien d'autre. Pas aux rivières de sang sur ma route qui me font glisser sur les cadavres que je suis obligé d'enjamber, ...
Courir, juste courir :
Le nouveau-né que je porte dans mes bras s'est remis à pleurer. Il hurle et la poussière du chemin le rend aveugle. Je ne sais pas quoi faire.
Moi aussi, je pleure, les larmes m'aveuglent mais je continue à courir car je sais qu' ''ils'' sont là .Ils m'encerclent. Ils sont partout ! Pour moi, il n'y a aucune échappatoire, aucune issue...mais pour le bébé ?
Non ! Courir, juste courir, ne pas se désespérer, ne pas y penser, courir...
Je me souviens ...j'avais cinq ans, je ne comprenais rien au monde, enfin pas encore. Mes parents regardaient les informations ...L'Amérique et la Russie venaient de déclarer la guerre à l'Europe...Nous étions l'année, bientôt historique, 2089.
A présent, quatorze ans plus tard, trois bombes postées à Paris ont fait exploser la capitale. Mes parents, ma famille, mes amis sont morts...Bientôt, les ennemis viendront achever les survivants. Je me suis enfuie mais ils me poursuivent. Ils ont tué tout le monde sauf l'enfant que je tiens à bout de bras et moi. Demain, après-demain au plus tard toutes les autres grandes villes du monde subiront le même sort... et tout ça pour des imbécilités comme l'argent ou le pouvoir.
Je ne vois rien, je tombe.
L'enfant m'échappe...
Il hurle de plus belle.
Je le reprends et je cours...je cours...j'arrive aux portes de la ville.
Ils sont là, tous cagoulés, munis d'une quantité d'armes.
C'est la fin.
Un bruit sourd...une douleur qui me fait vaciller.
L'enfant tombe à terre pour la deuxième fois. Lui, il ne connaîtra jamais l'amitié, l'amour, la joie...
Je tombe, je ne suis plus qu'un corps parmi ce champ de cadavres. Moi, je ne serais jamais enterré comme mes semblables.
L'enfant ne respire plus, ne cris plus. Son ventre ne se soulève plus au rythme apaisant de ses inspirations.
J'entends des pas se rapprocher vers lui et moi. Est-ce pour nous ? D'étranges voix me parviennent, un petit souffle que je n'avais pas perçut avant. Est-ce l'enfant ? Mon père me disait qu'avant de mourir, les corps avait une ouï très fine. Suis-je en train de tomber ?
Je perçois un trou noir sans lueur. Est-ce la fin ? Mes semblables avaient-ils eu cette vision avant de partir dans le monde sans douleur ?
Quelqu'un me touche la jambe. J'ai plus que mal, je souffre, mais je ne peux réagir. C'est un ennemi que j'identifiai grâce à sa voix. Je saurais par qui j'ai été tué. J'aurais au moins eu cette chance par rapport à temps d'autre.
L'enfant respire mais très faiblement. Je ne peux lui venir en aide mais les troupes ennemies partent. Ils partent car ils n'ont plus de proie à tuer comme ces carnassiers sans pitié dans les jungles. Un dernier souffle, une main froide, une dernière image, puis rien. Je meurs. J'espère que ma réincarnation ne sera pas ennemie. J'aurais terminé ma vie à 19 ans. Tôt pour quelqu'un, je pense, mais pas en ces temps. Encore une douleur comme si quelqu'un me portait .Je sais que c'est la faucheuse qui m'emmène loin d'ici. Tout est fini...
je c que j'en demande tro pour un dbu mais j'aimerai 20 com's avant de commencer à écrire la suite et dès qu'il y aura 30 som's je poste la suite c promis.
Pour ce qui est du texte ,c'est la partie que j'ai la mieu écrite pour l'instant alors pour la suite ne vous attendez pas à un best seller